"Low/Heroes, Un Hyper-Cycle Berlinois


Philip Glass, David Bowie, Brian Eno

 

 

Création : 7 et 8 Mars 2015 à la Philharmonie de Paris
Interprétation en direct par l’Orchestre National d’Ile de France sous la Direction de Enrique Mazzola


Dans les années 90, Philip Glass compose deux symphonies dont le matériau sonore est une réinterprétation de certains motifs de deux albums de David Bowie (assisté de Brian Eno) "Low" (1976) et "Heroes" (1977). Ces deux opus sont les chemins aventureux d’une trilogie que l’on nomme trop rapidement « trilogie berlinoise » dans la carrière de l’artiste britannique, et dont l’album "Lodger" en 1979 est le dernier volet.

Dans son travail, Glass se saisit partiellement des deux œuvres de Bowie, pour écrire ses deux symphonies.

"Low" est composée de trois mouvements dont la durée totale est de 43 minutes, tandis que « Heroes » se fragmente en six mouvements d’une durée quasiment identique.

Fondée sur la réitération de courts fragments mélodiques, ces symphonies entraînent le public dans une atmosphère envoûtante, bien loin de tout minimalisme dont on a souvent hélas, définit la musique de Glass.

 

Le Projet

Il s’articule également sur l’axe de la trilogie. Les deux symphonies sont interprétées uniformément sur un espace scénographie, alors que "Le Journal de Nathan Adler ou le Meurtre Artistique Rituel de Baby Grace Blue" (Un hyper-cycle dramatique gothique non-linéaire) écrit par Bowie lui-même en 96 est interprété par Bertrand Belin entre l’exécution des deux symphonies.

Le sujet : En 1999, le détective Nathan Adler travaille dans la division « Art-Crime Inc. », chargée d'enquêter sur l'Art-Crime, un nouveau courant artistique utilisant le meurtre comme une forme d'art, dont la dernière victime en date est une jeune fille de 14 ans, Baby Grace Blue. Dans cette œuvre, David Bowie marche sur les traces de Thomas De Quincey, célèbre mangeur d'opium anglais apprécié par Baudelaire et très romantique auteur de "De l'assassinat considéré comme un des beaux-arts". Livre traduit par Pierre Leyris et pillé, bien avant, par nos plus grands.

 

La spectacularisation de cette trilogie est rendue possible grâce à la puissance de l’œuvre et sa résonnance hypnotique dans un univers filmique, dont la ville de Berlin est le centre.

 

1/ Low Symphonie est la mise en image fictionnelle d’un film de Renaud Cojo dont l’action se déroule à Berlin

2/ Journal de Nathan Adler interprété en direct par Bertrand Belin avec une partie filmée. Stef Kamil Carlens accompagne ce mouvement à partir d’une reprise de Bowie « Art Decade ».

3/ Heroes Symphonie Chorégraphie filmée pour Louise Lecavalier et Fréderic Tavernini dont les images sont générées en direct.

 

Intention

L’œuvre est une odyssée visuelle et sonore. L’espace scénographique permet une vision accrue sur l’orchestre. L’assemblée des musiciens est surmontée d’un large écran en cyclo. Le plateau est habité par un certain esprit berlinois, de son archi – texture historique, de ces zones laissées en friche par l’histoire, des vestiges qui témoignent des courants post - modernes de la cité, de ses cicatrices, de son atmosphère particulière. L’attention est portée tout particulièrement sur le cadre de scène.

Il s’agit de pénétrer l’œuvre de Glass dans sa résonnance évidente avec les lieux où elle emmène et où elle prend naissance. A la fin des années soixante-dix, après une période de détente pendant la première partie de la décennie, la Guerre - Froide est réactivée par une course à l’armement. C’est dans ce contexte que Bowie décide de s’installer à Berlin-Ouest en 1976 pour s’approprier la ville et la culture, afin d’influencer son propre travail de manière libre et dans l’anonymat le plus complet. Malgré l’image grise, industrielle et encore traversée de son mur, la ville ne finit pas de fasciner Bowie et en particulier la mémoire expressionniste de la peinture et du cinéma.

L’œuvre réappropriée de Glass est traversée de cette présence pesante de l’histoire des lieux, de l’emphase toute nostalgique de son poids.

 

L’œuvre finale ainsi conceptualisée est un cycle en trois parties :

1/ Low : Low est l’errance d’un homme dans un Berlin de friches et de restes mémoriaux, de casernes, de camps, de no man’s land et de traversées sensorielles. Déambulation hypnotique d’une ombre inspirée à son auteur à la fois par « Le journal de Nathan Adler » de David Bowie (1995), et l’interprétation de ce dernier dans le personnage de Thomas Jérome Newton pour le film de Nicholas Roeg « The Man Who Fell To Earth » (1976).


Sur la Symphonie de Philip Glass « Low », empruntée elle-même à l’album éponyme de Bowie (1976), les images sont une succession de dérives urbaines dont le cœur du voyage est une esthétique de l’angoisse au cœur de cette ville qui se cherche dans le chaos et telle que l’a côtoyée la rock star dans le milieu des années 70.

En pleine guerre froide et avant que deux grands blocs ne se disloquent., les saignées y sont nombreuses. Ruines, champs de blockhaus, gares abandonnées, Berlin est le personnage central de ce film. Terrain de jeux de toutes les interrogations métaphysiques, ce voyage dans le milieu du crime et de la désolation est la quête d’un passé-présent qui interroge  la notion même du monstre enfoui en chacun. Le chemin aventureux de cette errance est une allégorie fidèle aux mystères de l’identité et à la crise existentielle de l’artiste au cœur de sa propre géographie.

 

2/ Journal de Nathan Adler : L’acteur est cette fois présent sur scène et fait part des traces de son journal sous la forme d’un récit. Il est cette fois, filmé en direct sous forme de décrochages et de désynchronisation. Le silence n’est jamais présent car son intervention est ponctuée du morceau « Art Decade » (« Low » 1976 ) réinterprété pour l’occasion par Stef Kamil Carlens de Zita Swoon Group.

La fin du texte célèbre la vie.

 

3/ Heroes : Mise en image de corps dansants en y introduisant des "nappes" du premier film "Low" afin de créer le lien dans la globalité de ce projet en trois mouvements. Captation vidéo d’une quinzaine de séquences (calées physiquement sur la musique) fragmentées, distordues, ralenties et donc globalité répétitive constitue totalité de la symphonie. Pour la diffusion de ces images, nous travaillerons sous la forme du VJing.

L’écriture chorégraphique de séquences associent un lien évident avec le premier film « Low » grâce à la présence de l’acteur que l’on retrouvera conjointement sur cette partie. Pour ce travail, je souhaite m'influencer de l'expressionnisme allemand, de son agressivité et réapproprier une approche contemporaine du Mouvement Brücke.

La chorégraphe Louise Lecavalier accompagnée du danseur Frédéric Tavernini auront à cœur de défendre une énergie idoine à celle de la symphonie « Heroes »

 

J’envisage donc de présenter une œuvre complexe, dont l’esthétique noir et blanc des vieux films des années 20, les décors semi-mythiques, construisent une poésie lyrique, surréaliste et personnelle où se mêlent la fantaisie et le chaos. Ce film de 43 minutes à écrire et à tourner en totalité à Berlin est une partie essentielle du projet. Il constitue l’enveloppe visuelle de la première symphonie « Low ». Nous verrons comment il fait lien avec la deuxième partie de ce triptyque dont le texte de Bowie lui-même est interprété sur scène.
Quand au dernier volet « Heroes » il est essentiellement dansé et filmé. D’ailleurs l’œuvre en elle-même est une commande de la chorégraphe new-yorkaise Twyla Tharp (1996). Les séquences dansées sont à créer de toute pièces. Cependant il clos le triptyque en assurant sa partie expressive toute empreinte d’une poésie ouverte au message laissé par la force du texte initial de Bowie, sur le titre éponyme de la symphonie :

 

« We Can Be Heroes, Just For one Day ».

Renaud Cojo, Septembre 14


Equipe

Low : Un film de Renaud Cojo. Musique Philip Glass (Glass, Bowie, Eno) / Symphonie N°1 : "Low"
Avec : Bertrand Belin, Uta Eisman, Oscar Panisset-Barachant, Eugene Moritz, Pierre Barachant, Odile Hautemulle, Ronan Favereau, Stéphane Lalloz, Amandine Thiriet, Pierre-Jérôme Adjedj, Fleger Fisher, Fernand Schmitz, Louise Lecavalier. Image : Denis Louis. Assistante caméra : Natacha Raymond. Assistant réalisateur et technique : Benoit Arène. Première assistante Elodie Colin. Deuxième assistante Cyrielle Bloy. Chef électro : Benjamin Schmidt. Drone : Cornelius Diemer. Cadreuse drone : Anke Riester. Régisseur : Pierre-Jérôme Adjedj. Montage : Clément Rière. Post-production, étalonnage : Lucie Bruneteau. Photographie plateau : Pierre-Jérôme Adjedj. Equipe complémentaire Montréal : Premier assistant : Laurent Rojol. Assistant caméra : JohnLipsz. Construction décor : Jaden Scholes. Studio du château St Ambroise.
Direction de production : Cédric Walter et Olivier Marboeuf pour Spectre Production. Assistant de production : Jeremy Rossi. Production : Spectre Production, Les Films Jack Fébus, Ouvre le chien, DICRéAM. Avec le soutien du Bureau du Théâtre et de la Danse / Institut Français d'Allemagne. Costumes : Odile Béranger. Copiste : Laurence Jérôme. Accessoires : Renaud Cojo. Conception Néon : Jean-François Cuitat. Génériques et effets : Clément Rière. Etalonnage : Lucie Bruneteau (Phileas Production)

 

Journal de Nathan Adler : Texte de David Bowie, Conception : Renaud Cojo. Avec Bertrand Belin. Musique exécutée en direct : Stef Kamil Carlens. Conception Vidéo : Laurent Rojol. Scénographie : Eric Charbeau, Philippe Casaban. Lumière : Eric Blosse

 

Heroes : Chorégraphie de Louise Lecavalier. Danseurs : Louise Lecavalier et Frédéric Tavernini. Conception Vidéo : Laurent Rojol, Renaud Cojo. Assistant caméra : John Lipsz. Construction décor : Jaden Scholes. Studio du château St Ambroise (Montréal).

 

Chargée de Production/Diffusion : Vanessa Vallée
Comptabilité : Anne Dulucq
Administration de compagnie : Thierry Rousseau

Production

Ouvre Le Chien, Opéra National de Bordeaux, Office Artistique de la Région Aquitaine, Cité de la Musique, Spectre Production, Jack Fébus Films. Avec le soutien de l'Institut Français de Berlin - Bureau du Théâtre.

 

Calendrier

2015

08.03 : Philharmonie          Paris

07.03 : Philharmonie          Paris

 

 

 

 


bande son :

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videos :

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"Low/Heroes" Bande Annonce.

 

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"Low" Bande Annonce (2015)
Un Film de Renaud Cojo.

Premières à la Philharmonie de Paris.



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P.Glass and D.Bowie parlent de leur collaboration à propos de « Low »

Philip Glass et Renaud Cojo

 

 

portfolio :

 

Photo Xavier Cantat

 

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Photo Xavier Cantat

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Photo Xavier Cantat

 

Graphisme : Thibaud la Selve

Photo Pierre-Jérôme Adjedj

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Photo Pierre-Jérôme Adjedj

Photo Pierre-Jérôme Adjedj

Photo Pierre-Jérôme Adjedj

 

Photo Xavier Cantat

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Photo Renaud Cojo

Photo Renaud Cojo

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