Les Taxidermistes (Bestiaire)

1992 - 1993 - 1994 - 1995 - 1996



Production : Ouvre le Chien / Les Chantiers de Blaye



“Les animaux c’est ce qui nous environne le plus”

Auteurs du C.A.T de Verdelais

 

Les Taxidermistes, adaptation pour le spectacle d’une réflexion menée sur le thème du bestiaire par des personnes issues d’un Centre d’Aide par le Travail, est un concert parlé de Ouvre le chien. Intervention scénique pour voix, sons, maux d’esprit et bruits de la ferme.

Trente-neuf animaux de zèbre à cochon. Quatre taxidermistes saouls de naïveté, se souviennent de quelques bestioles : la poule, la pieuvre, le flamant, l’escargot, etc...
Conciliabule d’experts zoologistes, experts en la manière - poésie extravagante - souvenir du lointain, avant la mémoire d’une rigueur en marche.
Quatre taxidermistes se souviennent de l’abeille, de la dinde, du chacal, du pingouin... Quelles convenances pour “ces imbéciles heureux”-encyclopédistes nécessaires-?
Qui croire? 
Quatre taxidermistes ivres de la jungle.

Renaud Cojo

 

« C’est arrivé pas trop loin de chez nous. Un aréopage de malades mentaux bien inspirés à écrit collectivement un bestiaire qui met loin derrière lui les humoristes professionnels de la chatouille et même les exploits de nos académiciens de l’absurde.Quatre comédiens allumés ont planté leurs pupitres dans le foin de l’étable pour nous en dénoyauter les fruits rares. De la fourmi à la taupe, du lion au chat, étant bien entendu que la maladie du mouton c’est le méchoui(...)."

Jo Dekmine,  Théâtre 140 (Bruxelles)

Extrait

Le pigeon ça vole partout dans le monde pour apporter des messages comme des messages de paix, de fraternité et d’amour. Dessus il y a marqué : Je te retrouve à huit heures avec un ami dans un restaurant plus chic. Le pigeon mange des granulés et ils mettent des bagues pour se reconnaître entre eux. Ils habitent dans une maison à trous qui fait pigeonnier. Le pigeon est intelligent, il habite à Versailles parce que c’est joli. Avec les pigeons on peut faire des petits pois.” “La fourmi est noire et petite comme un bout de papier. Quand elle pique, elle fait des chatouilles. La fourmi vit par-terre. Ca a de la famille une fourmi, elle vit pas au hasard. La fourmi est plus petite que l’abeille et fait moins de miel. C’est le fourmilier qui mange les fourmis : avec sa langue il tape un coup sur la tête de la fourmi pour l’assommer et après il l’avale. En écrasant des fourmis, en mettant le jus dans des éponges en forme de tubes, on fait du feutre noir.”

Auteurs



Presse

“Sous le signe du nonsense, un texte pareil se prête évidemment à toutes les contorsions et parodies scéniques. Et Renaud Cojo ne s’en est pas privé. Sans débauche d’effets-le décor aussi minimal que loufoque-, mais avec un goût prononcé pour le bruitage, le mauvais goût très sûr, et l’action débridée voire obscène. Ses quatre conférenciers s’autorisent tout : digressions intempestives et interpellations du public, gestuelle outrancière et grinçante.”

Valérie de St Do (Sud Ouest)

 

Grâce à une présentation aussi débridée que rigoureusement maîtrisée, ces taxidermistes nous entraînent dés les premières secondes dans un monde où nos repères habituels sont balayés. Ici tout devient possible, c’est la raison du plus fou qui mérite de triompher."

Jean - Marie Wynants (Le Soir)

 

“Chacun revendique sa bête, concertise, s’envole dans d’extravagantes visualisations puis, impulsivement, se laisse avaler par l’improvisation intempestive. L’indescriptible quatuor perd alors le contrôle, et la ménagerie s’exalte jusqu’aux élucubrations les plus animales, tout à coup éberluées de scrupules, pour mieux replonger dans le délire sauvage des instincts débridés et des tabous bafoués. Ils sont impressionnants, impudents, réjouissants, jamais vulgaires. Tout les dépasse et les acteurs s’y surpassent."

Claire Diez  (La Libre Belgique)

 

“C’est plus qu’intéressant, ça a le mérite d’être nouveau. Il faut vraiment aller les voir, c’est tout à fait étonnant. On s’amuse beaucoup, on rit beaucoup, on est agressé aussi. Quand le spectacle commence, ça ne s’arrête plus : ça crie, ça part dans tous les sens. Le corps s’exprime, la voix aussi, et on est embarqué dans cette conférence délirante pleine de folie, de naïveté, de lyrisme, d’extravagance et de jovialité exacerbée pendant 50 minutes."

Noëlle Bréham  (France Inter)

 

« Je ne me souviens pas d’avoir rencontré souvent au théâtre, une telle frénésie, une folie aussi débridée ouvrant sur la poésie et l’expression joyeuse de cette sexualité-d’avant-la-faute.
Rien n’arrête ces généreux comédiens : ils chantent, plongent et nagent dans la paille, ils se font une compétition féroce, se marchent sur les pieds, consultent l’invisible souffleur, se disputent avec lui, se giflent et s’embrassent, envahissent la salle pour murmurer un secret à l’oreille d’un spectateur ou lui donner un baiser sonore, comparent leur sexe, copulent comme des coccinelles en invertissent les rôles de manière très dégagée. 
L’ivresse des relations affectives se mêle aux corps et aux cris (...). Si jamais ces délirants Français reviennent au Québec, il ne faut pas les rater."

Solange Levesque  (Le Devoir de Montréal)



Equipe

“Auteurs” du C.A.T de Verdelais (sous la direction de Thierry Lahontâa), Mise en scène : Renaud Cojo. Avec : Valérie Ancel,  Véronique Caille, Hubert Chaperon , Stéphane Revel. Scénographie : Renaud Cojo, Eric Dalmay.Conception lumière : Loran Chapotot-Prieur. Régie Lumière : Sylvain Dumoulin, Eric Blosse. Musique et Chant : Alain Moreau, Stéphane Revel. Musiques additionnelles : David Bowie , Nick Cave..Conception son : Renaud Cojo assisté de Yvan Labasse. Régie son : Renaud Cojo. Artifices : Sylvain Dumoulin. Avec la participation de : Sylvie Boutet Caspar (Voix Arte). Communication, Administration : Dominique Courait, Françoise Laurent , Lili Dieu , Laurence de la Fuente



Vu à

La mémoire ne nous a pas permis de retrouver le calendrier précis de chacune de ces représentations
Le Skating Agen, Scène nationale d’Angoulême, Théâtre Municipal d’Aurillac, Le Gisquet Bazas, Festival " Les Chantiers de Blaye ", Sigma Bordeaux, B33 Bordeaux, Théâtre 140 Bruxelles, Centre Dramatique National de Normandie Caen, Théâtre Arc-en-ciel Liévin, Le Krakatoa Mérignac, Centre d’Art et de Plaisanterie Montbéliard, Festival des " 20 Jours du Théâtre à Risque " Montréal, Lieu Unique à Nantes, Théâtre de la Cité Internationale Paris, Théâtre de la Tête Noire Sarran, 
Festival " Art Rock " Saint Brieuc, Le " Printemps des Courges " Toulouse, Festival " Acteur, Acteurs " Tours.

 

Le texte original “Bestiaire” du collectif “Auteurs” a été edité à 500 exemplaire par l’imprimerie Dalbos (Bordeaux 1992). Droits réservés : Les Ateliers “La Ferme des Coteaux” à Verdelais.

video : extrait :

 




portfolio :

 

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Photo : Xavier CANTAT

Photo : Geneviève BRIAND



Photo : Geneviève BRIAND


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Photo : Geneviève BRIAND



Photo : Geneviève BRIAND



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Photo : Xavier CANTAT